AU CŒUR DE LA GEOGRAPHIE

Ville construite tout en longueur sur un vaste plateau de terres agricoles et de bois, forte de 3333 habitants en 2020, Morhange se tourne au nord vers le site de la Mutche, la gare, la Claire Forêt et la zone industrielle et commerciale; au sud vers une plaine riche de petits villages, jusqu’au Parc Naturel de Lorraine.

Située dans la région Grand Est et plus précisément en Moselle, frontalière du Luxembourg et de l’Allemagne, Morhange bénéficie d’une situation géographique exceptionnelle.

En effet, elle se trouve très précisément à 39,4 kilomètres de Metz, 43,1 km de Nancy, 36,5 km de Sarrebourg, 36,7 km de Sarreguemines, 34,7 km de Forbach.

L’aéroport METZ-NANCY LORRAINE et la GARE LORRAINE TGV ne sont qu’à quarante minutes de trajet en direction de la Meurthe-et-Moselle.

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Enfin, toujours au chapitre des communications, la gare de Morhange se trouve sur la ligne METZ-STRASBOURG, à 3 kilomètres environ du centre-ville.

  • 25 minutes suffisent pour gagner l’agglomération messine.
  • 1 heure pour rejoindre la métropole alsacienne.

La Ville de Morhange met à disposition une navette gratuite pour aller vers la « maison du rail »

AU CŒUR DES ADMINISTRATIONS

Lieu d’implantation de la Communauté de Communes du Centre Mosellan de 1997 à 2016, Morhange fait désormais partie intégrante de la CASAS (Communauté d’Agglomération Saint-Avold Synergie).

AU CŒUR DU PATRIMOINE ECONOMIQUE

Morhange accueille aussi une zone industrielle et commerciale au nord du ban communal, sur les 38,34 hectares dédiés aux diverses entreprises. 16 antennes qui couvrent des activités nombreuses et complémentaires : construction, commerce, activités immobilières, hébergement et restauration, industrie manufacturière, transports et entreposage.

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AU CŒUR DE L’HISTOIRE

Au Moyen-âge, Morhange appartenait à la puissante seigneurie de SALM ; elle passa ensuite aux mains du duché de Lorraine et fut chef-lieu d’archiprêtré. Aux 14ème  et 15ème siècles, le château fort et la ville furent dévastés et incendiés, puis reconstruits au pied de la colline. En 1680 Morhange devint ville française, et fut rendue à la Lorraine en 1747. Par malheur, la France la confisqua en 1792, tout en étant chef-lieu de district entre 1790 et 1795. Le 22 juin 1810, la commune absorbe sa voisine de RODE.

Morhange subira les vicissitudes des guerres : elle est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918, date à laquelle sont construites les casernes destinées à accueillir les soldats allemands , qui étaient acheminés de la gare vers le centre-ville par le tramway. Parallèlement, de petits ouvrages militaires sont édifiés, et porteront le nom célèbre de MURAILLE DE MORHANGE.

La terre de Morhange appartiendra successivement aux SALM, puis aux RHINGRAVES, enfin aux HELMSTADT. La ville paiera un lourd tribut aux deux guerres du XXième siècle ; les 19 et 20 août 1914 se déroulera la Bataille de Morhange, épisode de la « Bataille des frontières », qui occasionnera de lourdes pertes : ce dont témoigne la nécropole nationale de Riche et ses centaines de tombes. Morhange redeviendra française lors de l’armistice, mais sera une seconde fois annexée par le Troisième Reich lors de la guerre de 1939-1945, verra sa population expulsée, et sera enfin libérée le 6 décembre 1944, soit 6 mois au jour près après le débarquement de Normandie.

AU CŒUR DU PATRIMOINE RELIGIEUX

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Ville occupée par les mineurs du bassin houiller, puis ville à forte tradition militaire, Morhange possède un patrimoine architectural, culturel et artistique impressionnant. Le joyau de cet écrin est l’église catholique SAINT PIERRE et SAINT PAUL, vieille de 600 ans ; église médiévale datant de 1421, elle procède du gothique rayonnant et du gothique flamboyant sur sa chapelle latérale droite (un ajout au 16ème siècle) A l’image de Notre Dame de Paris, l’église est marquée par le feu : en 1401 un incendie la détruit ; elle est reconstruite en 1421. En 1501 sa tour est la proie des flammes ; en 1729 elle se verra consolidée puis, menaçant ruine, elle sera reconstruite entre 1749 et 1752. A cette occasion la nef fut prolongée de deux travées et un portail créé en façade ouest.

En 1889 elle sera rénovée et demeure authentique malgré l’existence d’une chaire à prêcher offerte par le Duc de Bade et de certains décors datés du 19è siècle. De 1890 à 1893 deux chapelles et une sacristie complètent la bâtisse ; enfin en 1990 sont aménagés le chœur et trois allées.

L’histoire de l’église est inséparable de celle de la Vierge à l’enfant, « Notre Dame du Feu », mémorial de la protection contre les dangers et les sinistres. Une statue du 14ème siècle est visible dans la chapelle du Rosaire. D’autres œuvres d’art sont à admirer : statues et retable aux armes des maisons de Salm et de Joinville-Bonney notamment.

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Figure également comme un « signal du pays morhangeois » l’église protestante rue de Montmorency. Le bâtiment de grès rose accuse 127 ans. C’est un parchemin relatant les circonstances de son édification qui sera retrouvé dans une sphère placée dans la flèche, à l’occasion de la réfection de la toiture.

Construit sur ordre du ministère allemand de la Guerre, le temple sera église de garnison. En 1932 une nouvelle cloche est installée. De 1940 à 1944 l’édifice subira de sérieuses dégradations. En 1954 il sera de nouveau inauguré et le bâtiment, les cloches et l’orgue seront consacrés.

L’église protestante est une « église gigogne » en ce temps-là ; des voûtes et des murs latéraux seront construits à l’intérieur de l’enveloppe initiale ; les vitraux du chœur sont comparables à ceux de la cathédrale de Chartres selon les spécialistes. Mais aujourd’hui, en raison de son état de dégradation, l’église protestante est inaccessible : elle a fermé ses portes en 2003.

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La communauté juive a aussi habité Morhange depuis le milieu du 17ème siècle. La première famille s’y installe en 1669, et 15 autres familles y résideront en 1705. En 1739 les Juifs sont contraints de vivre dans une rue séparée du reste de la ville. En 1864 est édifiée une synagogue en pierre de taille et de style néo-roman, dans l’actuelle rue de l’Eglise. A l’été 1940 les nazis détruisent la bâtisse ; aujourd’hui ne subsiste à Morhange comme vestige qu’un seul pilier qui porte l’étoile de David ; deux autres objets témoignent de l’existence de cette synagogue : un bougeoir et une plaque Sepher Torah, dans la collection du Musée de la Cour d’Or à Metz.

Le cimetière israélite, créé en 1850 est visible depuis la rue des Jardins.

AU CŒUR HISTORIQUE ET CULTUREL : SES LIEUX REMARQUABLES

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Dans la rue Saint-Pierre se dresse fièrement la Maison du Bailli, le plus ancien édifice de Morhange (15ème siècle). Au Moyen-âge le bailli administrait la seigneurie de Morhange. En 1632 le bâtiment fut agrandi ; il servit successivement de prison, de gendarmerie, de ferme, de maison de l’Amitié. En 1953 l’AMEC (Association Morhangeoise Education et Culture) rachète le bâtiment ; la MJC puis les scouts occuperont les locaux. En 1993, la Maison du Bailli sera classée au répertoire des monuments historiques, sur la base Mérimée, qui fut inspecteur général des monuments historiques.

Aujourd’hui, le Cercle d’Histoire et du Patrimoine anime et promeut la culture dans les murs séculaires : visites pédagogiques, manifestations, atelier peinture et surtout le fleuron « Salon international de la Gravure », temps fort annuel de la vie de la vénérable Maison du Bailli.

La Croix des Suédois, est située dans la partie haute de la rue du Calvaire. C’est un vieux crucifix datant du 17ème siècle. Les Morhangeois l’avaient érigée en 1635 pendant la Guerre de Trente Ans (1631-1661) en signe de protection contre les assauts guerriers. Elle sera détruite par des troupes suédoises quelques années plus tard en même temps que la destruction de la ville.

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Le cimetière allemand du Hellenwald à la Claire Forêt : aménagé en 1893, il accueille le repos de 4574 disparus de 1914-1918, répartis entre de nombreuses sépultures et deux ossuaires. Ce « deutscher soldatenfriedhof » abrite également une partie civile où sont disposées 30 tombes contenant les restes de personnes disparues entre 1871 et 1914, pendant l’annexion de l’Alsace Moselle.

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La nécropole nationale de Riche, inséparable de la bataille de Morhange où s’illustra le général Castelnau. Havre de paix, de recueillement et de réflexion, elle abrite les corps de 2574 morts de la première guerre mondiale. Une pyramide en grès de Saverne occupe le fond de l’espace, tandis que la chapelle commémorative toute proche a été démontée du château de Batélémont pour être reconstruite à côté du sanctuaire du souvenir.

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C’est au sommet du Kahlenberg  qu’est situé le monument aux morts érigé en souvenir des combats des 19 et 20 août 1914. Construit en granite bleu sur un vaste espace propice à l’émotion, au recueillement et au respect, l’obélisque fut élevé entre les deux guerres. Détruit en 1940 par les Allemands, il sera reconstruit par les Allemands eux-mêmes en 1944.

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Jouxtant le sobre monument, une table d’orientation domine le champ de bataille et permet de visualiser les évènements et les lieux où se sont déroulés les affrontements

Le Quartier de Cissey qui accueillit, quant à lui, de nombreux régiments lorsque Morhange était ville de garnison (jusqu’en 1992), le dernier en date – le 61ème régiment d’artillerie – quittant Morhange pour gagner Trèves. La société REHAU a réhabilité certaines des casernes en bureaux, l’ancienne place d’armes fait usage de parking, et l’architecture laisse encore des traces du glorieux passé militaire de Morhange.

Au nombre des autres bâtiments et sites remarquables : la chapelle de Rode, qui accueille chaque année la traditionnelle messe de Sainte Barbe, patronne des pompiers ; l’ancien hôpital Sainte Barbara, reconverti en logements individuels ; l’ancien tribunal de l’avenue Leclerc, occupé aujourd’hui par l’imposante bibliothèque municipale sur deux niveaux.

La chapelle de Rode
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l’ancien tribunal de l’avenue Leclerc
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Enfin le site touristique de la Mutche, poumon vert de Morhange et du secteur : tout pour le tourisme ! Jeux de plein air, château fort pour les tout-petits, base nautique, terrains de sport (volley, pétanque, basket), observatoire à oiseaux, sentiers de randonnée et chemin de rive, piscine, pêche, espaces barbecue, possibilité d’utiliser les voiturettes électriques pour investir les différents espaces. 160 hectares en pleine nature. En complément, le site de la Claire Forêt : balades, pêche, détente.

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